# Yojob : corpus complet > Yojob est un apporteur d'affaires spécialisé dans le détachement de personnel intérimaire européen. Yojob qualifie votre besoin et vous oriente vers l'ETT européenne adaptée. L'ETT partenaire établit le contrat de mission, la déclaration A1 et la paie. ## Intérim européen : trouver l’ETT conforme URL: https://yojob.fr/services/interim-europeen # Intérim européen BTP et industrie : trouver l’ETT conforme à votre besoin Yojob est apporteur d'affaires sur le détachement intérimaire européen. Yojob qualifie votre besoin, vérifie la complétude du dossier et vous oriente vers une ETT pré-filtrée de son réseau. L'ETT partenaire établit le contrat de mission, demande la déclaration A1 et assure la paie. La prestation Yojob est gratuite pour l'entreprise utilisatrice. ## Qui fait quoi entre Yojob, l’ETT et votre entreprise ? Trois acteurs interviennent et chacun a un rôle précis. Votre entreprise reste l'entreprise utilisatrice et le donneur d'ordre. Yojob analyse le besoin, filtre les ETT du réseau et oriente vers l'agence adaptée. L'ETT européenne partenaire est l'employeur : elle signe le contrat de mission avec l'intérimaire, demande la déclaration A1, gère le SIPSI et la paie. | Acteur | Rôle | Responsabilité | | --- | --- | --- | | Entreprise utilisatrice | Exprime le besoin, accueille sur site | Donneur d’ordre, obligation de vigilance | | Yojob | Qualifie, filtre le réseau, oriente | Mise en relation et conseil, jamais employeur | | ETT partenaire | Recrute, contractualise, déclare, paie | Employeur, déclaration A1, SIPSI, paie | ## Comment se déroule la mise en relation ? Le parcours reste lisible. Vous décrivez votre besoin par le formulaire qualifié. Yojob revient sous 24 heures ouvrées avec une qualification du besoin et une orientation vers une ou plusieurs ETT du réseau. L'ETT établit ensuite sa proposition ferme, le contrat de mission et les démarches administratives. Le délai constaté entre la demande et la mise à disposition est de 5 à 21 jours selon le métier et le pays. Si le délai n'est pas tenable, vous en êtes informé avant tout engagement. ## Quels métiers et quels pays sont couverts ? Le réseau adresse en priorité le BTP et l'industrie. Côté BTP : maçons, coffreurs, ferrailleurs, charpentiers, soudeurs, plombiers-chauffagistes. Côté industrie : opérateurs de production, soudeurs, caristes, agents de conditionnement. Les ETT du réseau sont présentes sur plusieurs pays européens, le Portugal, la Pologne et la Roumanie étant les plus sollicités. Le détail pays par pays est consultable sur la page réseau. ## Combien coûte une mission de détachement intérimaire ? La prestation Yojob est gratuite pour l'entreprise utilisatrice : Yojob est rémunéré par l'ETT partenaire. Le taux horaire facturé est fixé par l'ETT, pas par Yojob. Il dépend du métier, du pays d'origine, de la durée de mission et des postes annexes comme le transport et l'hébergement. Une fourchette indicative par métier et par pays peut être communiquée à la qualification, puis un devis ferme est établi par l'ETT. ## Comment sécuriser la conformité du donneur d’ordre ? Le risque de contrôle inspection ou de requalification est réel et c'est le premier point à traiter. Yojob filtre les ETT du réseau sur leur rigueur déclarative, SIPSI et déclaration A1, et vérifie la complétude du dossier avant orientation. La conformité reste portée par l'ETT employeur. En tant que donneur d'ordre, votre entreprise conserve une obligation de vigilance. Sources officielles : le certificat A1 relève du [règlement (CE) n° 883/2004](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0883) sur la coordination de la sécurité sociale ; la déclaration de détachement (SIPSI) et l'obligation de vigilance du donneur d'ordre sont régies par les [articles L. 1262-1 et suivants du Code du travail](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000018522036/). Nos analyses conformité détaillent la déclaration A1, le SIPSI et l'obligation de vigilance. ## Quelle différence entre détachement intérimaire et prestation de services ? Ce sont deux montages juridiques distincts qu'il faut décider en amont. En détachement intérimaire, l'ETT européenne reste l'employeur de l'intérimaire et le met à disposition de votre entreprise utilisatrice : vous encadrez le travail sur site, l'ETT porte le contrat de mission, la déclaration A1 et la paie. En prestation de services, le prestataire exécute une tâche définie sous sa propre organisation et sa responsabilité, sans lien de subordination avec votre entreprise. Le choix change le régime de déclaration, la responsabilité d'employeur et les preuves à conserver lors d'un contrôle. Yojob qualifie votre besoin et vous oriente vers le montage adapté avant toute mise en relation, sans jamais se substituer à l'ETT. ## Quels documents demander à l’ETT avant le début de mission ? Votre entreprise, comme donneur d'ordre, vérifie la complétude du dossier avant le premier jour. Demandez à l'ETT partenaire la déclaration A1 de chaque salarié détaché, l'accusé de déclaration SIPSI préalable au détachement, le contrat de mission, et les justificatifs d'identité et d'autorisation de travail des ressortissants concernés. Conservez ces pièces de façon datée et traçable pendant toute la mission et au-delà, car elles sont demandées lors d'un contrôle de l'inspection du travail. Yojob filtre les ETT de son réseau sur cette rigueur déclarative et vérifie la présence des pièces clés avant orientation. La responsabilité d'employeur et la délivrance de ces documents restent portées par l'ETT. ## Questions fréquentes **Yojob est-il une agence d’intérim ?** Non. Yojob est apporteur d'affaires. Yojob ne recrute pas, n'emploie pas, ne déclare pas et ne paie pas. Yojob qualifie votre besoin, filtre les ETT de son réseau et vous oriente vers l'agence adaptée. Le contrat de travail temporaire est conclu entre l'ETT partenaire et l'intérimaire. **Qui demande la déclaration A1 et gère le SIPSI ?** L'ETT partenaire, en sa qualité d'employeur. Elle demande la déclaration A1, effectue la déclaration SIPSI préalable au détachement et conserve les preuves. Votre entreprise, comme donneur d'ordre, vérifie la présence de ces documents avant le début de la mission. **Combien de temps faut-il pour mettre du personnel à disposition ?** Le délai constaté est de 5 à 21 jours selon le métier et le pays d'origine. Une réponse de qualification est apportée sous 24 heures ouvrées. Si le délai souhaité n'est pas tenable au regard du besoin, vous en êtes informé avant tout engagement. **La prestation Yojob est-elle vraiment gratuite pour mon entreprise ?** Oui. Yojob est rémunéré par l'ETT partenaire, jamais par l'entreprise utilisatrice. Vous ne signez aucun contrat de facturation avec Yojob. Le taux horaire de mission est établi par l'ETT et communiqué dans son devis ferme. ## Détachement de personnel BTP : maçons, coffreurs, soudeurs URL: https://yojob.fr/services/detachement-btp # Détachement de personnel BTP : maçons, coffreurs, soudeurs qualifiés par un réseau d’ETT européennes pré-filtrées Pour un renfort BTP, Yojob qualifie votre besoin chantier, filtre les ETT européennes de son réseau et vous oriente vers l'agence adaptée. L'ETT partenaire recrute le profil, établit le contrat de mission, demande la déclaration A1 et assure la paie. La prestation Yojob est gratuite pour l'entreprise utilisatrice du BTP. ## Quels métiers du BTP le réseau couvre-t-il ? Le réseau adresse les métiers manuels qualifiés en tension. Les profils les plus demandés sont concrets et nommés : maçon, coffreur-bancheur, ferrailleur, charpentier, plombier-chauffagiste, soudeur. Chaque ETT du réseau qualifie ses profils sur la compétence métier réelle, la durée d'expérience et l'habilitation lorsque le poste l'exige. Yojob filtre les ETT sur ce standard de vérification avant de vous orienter. | Métier | Exemple de profil | Vérifié par | | --- | --- | --- | | Maçon | Maçon traditionnel, façadier | ETT partenaire | | Coffreur | Coffreur-bancheur génie civil | ETT partenaire | | Ferrailleur | Lecture de plans, façonnage | ETT partenaire | | Soudeur | Procédés MIG/MAG, certifications | ETT partenaire | ## Comment éviter un risque lors d’un contrôle sur chantier ? C'est l'objection à traiter en premier sur un chantier. Un contrôle de l'inspection du travail ou de l'Autorité européenne du travail vise d'abord le donneur d'ordre. Yojob filtre les ETT du réseau sur leur rigueur déclarative, SIPSI et déclaration A1, et vérifie la complétude du dossier avant orientation. La conformité reste portée par l'ETT employeur. Votre entreprise conserve son obligation de vigilance : nos analyses conformité détaillent les preuves à demander et à conserver. ## Quel délai et quel ordre de grandeur de coût ? Le délai constaté entre la demande qualifiée et la mise à disposition est de 5 à 21 jours selon le métier et le pays d'origine. Si ce délai n'est pas compatible avec votre démarrage de chantier, vous en êtes informé avant engagement. Le taux horaire est fixé par l'ETT, jamais par Yojob : il varie selon le métier, le pays et les postes annexes. Une fourchette indicative peut être donnée à la qualification, le devis ferme venant de l'ETT. ## Que se passe-t-il après ma demande chantier ? Vous décrivez le besoin chantier : métier, nombre de profils, durée, département, date de démarrage. Yojob revient sous 24 heures ouvrées avec une qualification et une orientation vers une ou plusieurs ETT du réseau adaptées au BTP. L'ETT établit ensuite sa proposition ferme et prend en charge le contrat de mission, la déclaration A1 et la paie. ## Questions fréquentes **Yojob recrute-t-il directement les ouvriers BTP ?** Non. Yojob est apporteur d'affaires. Le recrutement, la qualification métier et le contrat de mission sont assurés par l'ETT européenne partenaire, qui est l'employeur. Yojob qualifie votre besoin chantier, filtre les ETT du réseau et vous oriente vers l'agence adaptée. **Qui est responsable en cas de contrôle de l’inspection sur le chantier ?** La responsabilité d'employeur reste celle de l'ETT partenaire, qui déclare et conserve les preuves. Votre entreprise, comme donneur d'ordre, garde une obligation de vigilance. Yojob filtre les ETT sur leur rigueur déclarative pour réduire ce risque, sans s'y substituer ni le garantir. **Sous combien de temps puis-je avoir des maçons ou des coffreurs ?** Le délai constaté est de 5 à 21 jours selon le métier et le pays. Une réponse de qualification est apportée sous 24 heures ouvrées. Si le délai souhaité n'est pas tenable pour votre démarrage de chantier, vous en êtes informé avant tout engagement. **Combien coûte un intérimaire BTP détaché ?** Le taux horaire est fixé par l'ETT partenaire, pas par Yojob. Il dépend du métier, du pays d'origine, de la durée et des postes annexes comme le transport et l'hébergement. Une fourchette indicative peut être communiquée à la qualification, puis un devis ferme est établi par l'ETT. La prestation Yojob reste gratuite pour votre entreprise. ## Détachement de personnel industrie : renforts qualifiés URL: https://yojob.fr/services/detachement-industrie # Détachement de personnel industrie : renforts qualifiés et conformes par un réseau d’ETT européennes pré-filtrées Pour un renfort industriel, Yojob qualifie votre besoin, filtre les ETT européennes de son réseau et vous oriente vers l'agence adaptée. L'ETT partenaire recrute, établit le contrat de mission, demande la déclaration A1 et assure la paie. La prestation Yojob est gratuite pour l'entreprise utilisatrice et un coût total indicatif peut être détaillé à la qualification. ## Quelles verticales industrielles le réseau couvre-t-il ? Le réseau adresse les industries soumises aux pics saisonniers et aux tensions de main-d'œuvre. Les verticales prioritaires sont la métallurgie, l'agroalimentaire, la plasturgie et l'automobile. Les profils nommés sont concrets : soudeur, opérateur de production, cariste titulaire des autorisations de conduite, agent de conditionnement, agent de maintenance. Chaque ETT du réseau qualifie ses profils, Yojob filtre les ETT sur ce standard avant orientation. | Verticale | Exemple de profil | Vérifié par | | --- | --- | --- | | Métallurgie | Soudeur certifié, chaudronnier | ETT partenaire | | Agroalimentaire | Agent de conditionnement, opérateur | ETT partenaire | | Plasturgie | Régleur, opérateur d’injection | ETT partenaire | | Automobile | Opérateur ligne, cariste | ETT partenaire | ## Quel est le coût total indicatif d’un détachement industriel ? Le persona industriel raisonne en coût total, pas en taux horaire seul. Le coût d'une mission de détachement se décompose en plusieurs postes que l'ETT établit dans son devis ferme. Le taux horaire est fixé par l'ETT, jamais par Yojob. Une fourchette indicative par poste peut être communiquée à la qualification pour vous donner un référentiel mental avant de vous engager. | Poste de coût | Qui le fixe | Nature | | --- | --- | --- | | Taux horaire de mission | ETT partenaire | Variable selon métier et pays | | Transport | ETT partenaire | Selon distance et organisation | | Hébergement | ETT partenaire | Selon durée et localisation | | Représentation fiscale | ETT partenaire | Selon obligations déclaratives | ## Comment la conformité du donneur d’ordre est-elle sécurisée ? La conformité est la colonne vertébrale de ce service. La directive 2018/957 et le Code du travail encadrent le détachement et engagent le donneur d'ordre. L'ETT partenaire, employeur, demande la déclaration A1, effectue la déclaration SIPSI et conserve les preuves. Yojob vérifie la complétude du dossier en amont et filtre les ETT du réseau sur leur rigueur déclarative. Votre entreprise conserve son obligation de vigilance : nos analyses conformité détaillent la directive 2018/957 et les contrôles. ## Que se passe-t-il après ma demande industrie ? Vous décrivez le besoin : verticale, profil, volume, durée, département, échéance. Yojob revient sous 24 heures ouvrées avec une qualification du besoin, un coût total indicatif quand il peut être estimé, et une orientation vers une ou plusieurs ETT du réseau. L'ETT établit ensuite sa proposition ferme et prend en charge le contrat de mission, la déclaration A1 et la paie. ## Questions fréquentes **Yojob emploie-t-il les intérimaires industriels ?** Non. Yojob est apporteur d'affaires. Le recrutement, le contrat de mission, la déclaration A1 et la paie sont assurés par l'ETT européenne partenaire, qui est l'employeur. Yojob qualifie votre besoin, filtre les ETT du réseau et vous oriente vers l'agence adaptée à votre verticale industrielle. **Pouvez-vous me donner un coût total et pas seulement un taux horaire ?** Le coût total se décompose en taux horaire, transport, hébergement et représentation fiscale, postes fixés par l'ETT partenaire. Yojob peut communiquer une fourchette indicative par poste à la qualification pour vous donner un référentiel avant engagement, le devis ferme étant établi par l'ETT. **Comment la conformité est-elle traitée pour mon site industriel ?** L'ETT partenaire demande la déclaration A1, effectue la déclaration SIPSI et conserve les preuves au titre de sa responsabilité d'employeur. Yojob vérifie la complétude du dossier en amont et filtre les ETT sur leur rigueur déclarative. Votre entreprise conserve son obligation de vigilance comme donneur d'ordre. **Sous combien de temps un renfort industriel peut-il être disponible ?** Le délai constaté est de 5 à 21 jours selon le profil et le pays d'origine. Une réponse de qualification est apportée sous 24 heures ouvrées. Si le délai n'est pas tenable au regard de votre pic d'activité, vous en êtes informé avant tout engagement. ## Conseil conformité détachement pour le donneur d’ordre URL: https://yojob.fr/services/conseil-conformite # Conseil conformité détachement pour le donneur d’ordre Yojob conseille l'entreprise utilisatrice sur ses obligations de donneur d'ordre avant un détachement : obligation de vigilance, vérification de la déclaration A1 et du SIPSI, points de contrôle. Yojob vérifie la complétude du dossier de l'ETT orientée. La responsabilité d'employeur et les déclarations restent portées par l'ETT partenaire. ## Qu’est-ce que le conseil conformité côté donneur d’ordre ? C'est l'accompagnement amont sur ce que votre entreprise doit vérifier avant et pendant un détachement, pas une prestation de mise à disposition de personnel. Le détachement engage le donneur d'ordre au titre de l'obligation de vigilance prévue par le Code du travail. Yojob clarifie ce cadre, indique les documents à exiger de l'ETT et les preuves à conserver. La déclaration et la responsabilité d'employeur restent celles de l'ETT. ## Quelles obligations pèsent sur le donneur d’ordre ? Le donneur d'ordre n'est pas l'employeur, mais il n'est pas non plus déchargé. Il doit vérifier que l'ETT a accompli ses formalités avant le début de la mission et conserver les preuves de cette vérification. | Obligation | Qui l’exécute | Ce que vérifie le donneur d’ordre | | --- | --- | --- | | Déclaration A1 | ETT partenaire | Présence avant début de mission | | Déclaration SIPSI | ETT partenaire | Récépissé conservé | | Rémunération conforme | ETT partenaire | Cohérence avec la directive 2018/957 | | Obligation de vigilance | Donneur d’ordre | Pièces collectées et archivées | ## Que vérifie Yojob dans le dossier de l’ETT ? Yojob ne se substitue pas à l'ETT et ne garantit pas la conformité. Yojob filtre les ETT du réseau sur leur rigueur déclarative et vérifie la complétude du dossier avant de vous orienter : présence des déclarations attendues, cohérence des pièces, traçabilité. Ce filtrage réduit le risque sans transférer la responsabilité d'employeur, qui demeure celle de l'ETT. ## Comment ce conseil s’articule-t-il avec une demande de personnel ? Le conseil conformité est l'étape amont. Si votre besoin porte sur la mise à disposition effective de personnel, la prestation est traitée par l'orientation vers une ETT du réseau, décrite sur la page dédiée au détachement de personnel. Le conseil conformité peut précéder cette demande ou être mobilisé seul pour sécuriser un détachement déjà en cours via une autre ETT. ## Questions fréquentes **Yojob garantit-il la conformité de mon détachement ?** Non. Yojob conseille sur vos obligations de donneur d'ordre et vérifie la complétude du dossier de l'ETT orientée. La conformité, la déclaration A1, le SIPSI et la responsabilité d'employeur restent portés par l'ETT partenaire. Yojob filtre, il ne garantit pas. **Quelle différence avec le service de détachement de personnel ?** Le conseil conformité porte sur l'expertise réglementaire amont du donneur d'ordre : ce que vous devez vérifier et conserver. Le détachement de personnel porte sur la mise à disposition effective de profils via une ETT du réseau. L'un sécurise, l'autre met à disposition. **Que dois-je conserver en cas de contrôle ?** Vous devez conserver les preuves de votre obligation de vigilance : copie de la déclaration A1, récépissé SIPSI, pièces de l'ETT collectées avant le début de mission. Nos analyses conformité détaillent la liste exacte et les délais de conservation. **Ce conseil est-il facturé à mon entreprise ?** Quand le conseil accompagne une mise en relation aboutissant à une mission, la prestation Yojob reste gratuite pour l'entreprise utilisatrice, Yojob étant rémunéré par l'ETT. Le périmètre exact est précisé à la qualification de votre demande. ## Directive (UE) 2018/957 : règle des 12 mois et rémunération URL: https://yojob.fr/blog/directive-2018-957-12-mois-remuneration # Directive (UE) 2018/957 : règle des 12 mois et rémunération La directive (UE) 2018/957 remplace la notion de salaire minimum par celle de « rémunération » définie par l’État d’accueil, et fixe un seuil de 12 mois (extensible à 18 sur notification motivée) au-delà duquel presque toutes les conditions de travail de l’État d’accueil s’appliquent. Elle n’interdit pas le détachement long : elle impose d’anticiper le basculement et de documenter la durée effective. ## Qu’est-ce que la directive (UE) 2018/957 ? La [directive (UE) 2018/957](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32018L0957) du 28 juin 2018 révise la [directive 96/71/CE](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:31996L0071) sur le détachement de travailleurs. Publiée au Journal officiel de l’Union européenne et consultable sur EUR-Lex, elle introduit deux changements majeurs : le passage du « salaire minimal » à la « rémunération » de l’État d’accueil, et un régime renforcé au-delà de 12 mois de détachement. Elle vise l’égalité de traitement sur un même lieu de travail. ## Pourquoi parle-t-on de « rémunération » et plus de salaire minimum ? Avant la révision, l’employeur détachant devait garantir le taux de salaire minimal de l’État d’accueil. Depuis la directive (UE) 2018/957, la référence est la « rémunération » rendue obligatoire par les dispositions légales et les conventions collectives de l’État d’accueil. Ce périmètre est plus large : il peut inclure des primes et majorations propres au pays d’exécution. Les États membres publient ces informations sur les sites nationaux officiels. | Avant 2018/957 | Depuis 2018/957 | | --- | --- | | Salaire minimal de l’État d’accueil | Rémunération de l’État d’accueil (loi + conventions) | | Périmètre étroit | Primes et majorations obligatoires incluses | | Comparaison simple | Comparaison sur la rémunération définie localement | ## Que change le seuil de 12 mois ? Au-delà de 12 mois de détachement effectif, le salarié bénéficie de presque toutes les conditions de travail et d’emploi de l’État d’accueil, et plus seulement du noyau dur. Deux matières restent toujours exclues : les procédures de conclusion et de rupture du contrat de travail, y compris les clauses de non-concurrence, et les régimes complémentaires de retraite professionnelle. Le détachement n’est pas interdit après 12 mois, il bascule vers un régime plus complet. ## Comment fonctionne l’extension à 18 mois ? L’employeur détachant peut porter le seuil de 12 à 18 mois en adressant une notification motivée à l’État d’accueil avant l’échéance. Les canaux, délais et formats varient selon les pays. Cette notification ne supprime pas l’obligation : elle reporte le basculement vers le régime renforcé. Sans notification valable, le régime des conditions étendues s’applique dès 12 mois de détachement effectif. ## Comment compter la durée effective ? La durée effective se compte mission par mission, sans réinitialisation arbitraire. La directive prévoit une règle anti-contournement : lorsqu’un salarié détaché en remplace un autre effectuant la même tâche au même endroit, les durées se cumulent pour l’appréciation du seuil. En pratique, il faut tracer les plannings, les présences, les interruptions et les changements de site, et conserver l’historique des modifications. ## Comment distinguer rémunération et remboursement de frais ? Les frais de voyage, de repas et d’hébergement liés au détachement sont remboursés en plus de la rémunération et ne réduisent pas la comparaison avec la rémunération due. L’indemnité versée doit indiquer clairement la part qui rembourse des frais et la part qui constitue de la rémunération. À défaut de distinction, le risque est que l’indemnité soit requalifiée et ne soit pas reconnue au titre de la rémunération conforme. ## Quel rôle pour le donneur d’ordre ? Le donneur d’ordre n’est pas l’employeur du salarié détaché : la responsabilité d’employeur reste portée par l’entreprise détachante. Il a néanmoins une obligation de vigilance et un intérêt direct à vérifier que la rémunération annoncée correspond aux règles de l’État d’accueil et que la durée du détachement est suivie. Sur ce point, Yojob agit en apporteur d’affaires : Yojob oriente l’entreprise utilisatrice vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier, sans se substituer à l’employeur ni garantir la conformité. ## Questions fréquentes **La directive impose-t-elle un maximum de 12 mois ?** Non. La directive (UE) 2018/957 ne plafonne pas la durée du détachement. Elle prévoit qu’au-delà de 12 mois de détachement effectif (ou 18 mois sur notification motivée), presque toutes les conditions de travail de l’État d’accueil s’appliquent, sauf deux matières exclues. Le détachement reste possible, il change de régime. **Qu’est-ce qui distingue le salaire minimum de la « rémunération » ?** Le salaire minimum était un taux plancher. La « rémunération » au sens de la directive (UE) 2018/957 recouvre l’ensemble des éléments rendus obligatoires par la loi et les conventions collectives de l’État d’accueil, primes et majorations obligatoires comprises. Le périmètre à comparer est donc plus large. **Que signifie « même tâche, même endroit » ?** C’est la règle anti-contournement. Si un salarié détaché en remplace un autre pour la même tâche au même endroit, les durées de détachement se cumulent pour apprécier le seuil de 12 mois. L’objectif est d’empêcher la remise à zéro artificielle du compteur par rotation de personnel. **Quelles conditions restent exclues après 12 ou 18 mois ?** Deux matières restent exclues du régime renforcé : les procédures de conclusion et de rupture du contrat de travail, y compris les clauses de non-concurrence, et les régimes complémentaires de retraite professionnelle. Le reste des conditions de travail et d’emploi de l’État d’accueil s’applique. **Où vérifier les règles de rémunération applicables ?** Chaque État membre publie les conditions de travail et de rémunération applicables au détachement sur un site officiel national, conformément à la [directive 2014/67/UE](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32014L0067) relative à l’exécution. La [directive (UE) 2018/957](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32018L0957) et la directive 2014/67/UE sont consultables sur EUR-Lex. En cas de doute sur l’État d’accueil, il faut se référer à la source nationale officielle avant le début de mission. ## Détachement de ressortissants de pays tiers : contrôles et checklist URL: https://yojob.fr/blog/tcn-detachement-controles-checklist # Détachement de ressortissants de pays tiers : contrôles et checklist Un ressortissant de pays tiers détaché en France doit être employé régulièrement par l’entreprise détachante dans son État membre d’établissement et y séjourner et travailler légalement. La libre prestation de services le couvre sans nouvelle autorisation de travail française, à condition que l’emploi dans l’État d’envoi soit régulier et stable, conformément à la jurisprudence Vander Elst de la Cour de justice de l’Union européenne. Le contrôle porte d’abord sur la régularité dans l’État d’envoi. ## Qu’est-ce qu’un détachement de ressortissant de pays tiers ? C’est le détachement, par une entreprise établie dans un État membre de l’Union européenne, d’un salarié qui n’a pas la nationalité d’un État membre (ressortissant de pays tiers, TCN). Le salarié est employé dans l’État d’envoi puis détaché temporairement en France dans le cadre d’une prestation de services. La situation se distingue du recrutement local : le lien d’emploi reste dans l’État d’établissement de l’entreprise détachante. ## Faut-il une autorisation de travail française ? La Cour de justice de l’Union européenne, par sa jurisprudence dite Vander Elst, admet qu’un ressortissant de pays tiers régulièrement et durablement employé par un prestataire établi dans un État membre peut être détaché en France dans le cadre de la libre prestation de services sans nouvelle autorisation de travail française. La condition centrale est la régularité de l’emploi et du séjour dans l’État d’envoi. Cette régularité doit être démontrable par pièces. ## Que vérifie l’administration en cas de contrôle ? Le contrôle vérifie que le salarié est en situation régulière dans l’État d’envoi et que le détachement est réel, pas un contournement du droit du travail français. La directive 2014/67/UE relative à l’exécution, transposée au Code du travail, encadre les pièces exigibles : déclaration préalable, contrat de travail, titre de séjour et autorisation de travail dans l’État d’envoi, justificatifs de l’activité du salarié pour l’employeur avant le détachement. | Point de contrôle | Pièce attendue | | --- | --- | | Séjour régulier dans l’État d’envoi | Titre de séjour valide délivré par l’État d’envoi | | Travail régulier dans l’État d’envoi | Autorisation de travail ou équivalent de l’État d’envoi | | Antériorité de l’emploi | Contrat de travail et bulletins antérieurs au détachement | | Détachement déclaré | Récépissé SIPSI de la déclaration préalable de détachement | | Représentant en France | Coordonnées du représentant désigné si requis | ## Quelles pièces conserver pour sécuriser le dossier ? Il faut conserver, et pouvoir produire rapidement, les preuves de la régularité dans l’État d’envoi et de la réalité du détachement. La déclaration SIPSI seule ne suffit pas : elle est un préalable, pas une preuve de conformité globale. Le dossier doit montrer la chaîne complète, de l’emploi antérieur jusqu’à la mission en France, avec des dates cohérentes entre contrat, planning et déclaration. - Titre de séjour et autorisation de travail dans l’État d’envoi, en cours de validité - Contrat de travail et bulletins de paie antérieurs au détachement - Récépissé SIPSI de la déclaration préalable de détachement - Désignation du représentant en France si la situation l’exige - Plannings prévisionnels et réalisés, lieux et dates de mission ## Quelles erreurs reviennent le plus souvent ? Trois erreurs dominent. La première est de croire que la déclaration de détachement vaut conformité : le contrôle vérifie la régularité dans l’État d’envoi, pas seulement le dépôt déclaratif. La deuxième est l’expiration du titre de séjour ou de l’autorisation pendant la mission, sans suivi des échéances. La troisième est l’incohérence des dates entre l’emploi dans l’État d’envoi, le détachement déclaré et la présence réelle sur site. ## Quel rôle pour Yojob dans ce cas ? Yojob intervient en apporteur d’affaires. Yojob oriente l’entreprise utilisatrice vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier avant la mise en relation. Yojob ne se substitue pas à l’entreprise détachante, n’est pas l’employeur et ne garantit pas la régularité du séjour ou du travail dans l’État d’envoi : cette responsabilité reste celle de l’employeur établi dans l’État membre d’envoi. ## Questions fréquentes **Un ressortissant de pays tiers peut-il être détaché en France sans autorisation française ?** Oui, sous conditions. La jurisprudence Vander Elst de la Cour de justice de l’Union européenne admet le détachement d’un ressortissant de pays tiers régulièrement et durablement employé par un prestataire établi dans un État membre, dans le cadre de la libre prestation de services, sans nouvelle autorisation de travail française. La régularité dans l’État d’envoi reste exigée et contrôlée. **Quelle pièce prouve la régularité dans l’État d’envoi ?** Le titre de séjour et l’autorisation de travail délivrés par l’État membre d’envoi, en cours de validité, accompagnés du contrat de travail et de bulletins de paie antérieurs au détachement. Ces pièces démontrent que l’emploi est régulier et stable avant la mission en France. **La déclaration SIPSI suffit-elle ?** Non. La déclaration SIPSI est une formalité préalable obligatoire, pas une preuve de conformité globale. Le contrôle vérifie la cohérence entre la régularité dans l’État d’envoi, la déclaration et la présence réelle sur site. Le dossier doit rester complet et accessible. **Que se passe-t-il si le titre de séjour expire pendant la mission ?** La situation devient irrégulière et expose l’employeur à des sanctions, et le donneur d’ordre à une remise en cause au titre de son obligation de vigilance. Le suivi des échéances des titres et autorisations doit être organisé avant le début de mission, avec un mécanisme d’alerte. **Quel est le rôle de Yojob ?** Yojob est apporteur d’affaires. Yojob oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier. Yojob n’est pas l’employeur, ne se substitue pas à l’entreprise détachante et ne garantit pas la régularité du séjour ou du travail dans l’État d’envoi. ## Obligation de vigilance détachement : checklist 2026 URL: https://yojob.fr/blog/obligations-vigilance-france-controles-2026 # Obligation de vigilance détachement : checklist 2026 L’obligation de vigilance impose au donneur d’ordre, avant et pendant un contrat de prestation ou de sous-traitance, de vérifier la régularité de son cocontractant et, en cas de détachement, l’accomplissement des formalités préalables. Les pièces collectées doivent être archivées et opposables, pas seulement échangées par courriel. Le Plan national de lutte contre le travail illégal 2023-2027 structure des contrôles ciblés et coordonnés par secteur. ## Qu’est-ce que l’obligation de vigilance ? C’est l’ensemble des vérifications que le Code du travail met à la charge du donneur d’ordre lorsqu’il conclut un contrat de prestation ou de sous-traitance, et qu’il fait appel à une entreprise qui détache du personnel. Le donneur d’ordre n’est pas l’employeur des salariés concernés, mais il engage sa responsabilité s’il ne vérifie pas la régularité de son cocontractant et la réalité des formalités de détachement. La vigilance s’exerce avant le début et pendant l’exécution. ## Quels sont les deux blocs de vigilance ? La vigilance recouvre deux ensembles distincts qu’il ne faut pas confondre. Le premier concerne la lutte contre le travail dissimulé pour les contrats au-dessus d’un seuil de montant. Le second concerne spécifiquement le détachement de salariés sur le territoire français. | Bloc | Déclencheur | Vérification principale | | --- | --- | --- | | Travail dissimulé | Contrat de prestation au-dessus du seuil légal | Régularité du cocontractant, attestation de vigilance URSSAF | | Détachement | Salariés détachés en France | Déclaration préalable, représentant en France, pièces du prestataire | ## Que doit vérifier le donneur d’ordre avant la mission ? Avant le début de la prestation, le donneur d’ordre doit obtenir et vérifier la régularité du cocontractant et, en cas de détachement, la déclaration préalable de détachement. Une vérification utile porte sur la cohérence : nom du salarié, site, dates, durée et objet de la mission doivent concorder entre le contrat, la déclaration et la réalité d’exécution. - Attestation de vigilance URSSAF en cours de validité, pour les contrats au-dessus du seuil légal - Récépissé de la déclaration préalable de détachement (SIPSI) - Coordonnées du représentant en France de l’entreprise détachante, si requis - Concordance nom, site, dates et objet entre contrat, déclaration et exécution réelle ## Quels enjeux en cas de manquement ? Un manquement à l’obligation de vigilance expose le donneur d’ordre à des sanctions administratives et, dans certains cas, à une suspension de la prestation. Le risque opérationnel est immédiat : un chantier ou une mission peut être interrompu. La preuve attendue n’est pas un simple échange de courriels mais une demande datée, une réception confirmée et un archivage organisé, opposable en cas de contrôle. ## Quelles défaillances reviennent le plus souvent en contrôle ? Six défaillances reviennent constamment. Les documents existent mais ne sont pas retrouvables. Une mission démarre en urgence sans récépissé de déclaration. Le représentant en France est injoignable ou ses coordonnées sont obsolètes. L’attestation de vigilance URSSAF est expirée. Aucun processus ne gère les changements de mission. La chaîne de sous-traitance n’est pas cartographiée. Chacune transforme un dossier théoriquement conforme en dossier vulnérable. ## Comment organiser la preuve en 2026 ? Le Plan national de lutte contre le travail illégal 2023-2027 prévoit des contrôles ciblés et coordonnés, parfois pluri-pays avec l’appui de l’Autorité européenne du travail. La parade est organisationnelle : un espace documentaire par prestataire, une nomenclature de nommage stable, une responsabilité clairement attribuée et un calendrier de renouvellement, typiquement semestriel. La traçabilité (demander, vérifier, archiver, mettre à jour) distingue les opérations sécurisées de celles qui exposent le donneur d’ordre. ## Quel rôle pour Yojob ? Yojob agit en apporteur d’affaires. Yojob conseille l’entreprise utilisatrice sur ses obligations de donneur d’ordre, l’oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier avant la mise en relation. Yojob ne se substitue pas à l’employeur, ne garantit pas la conformité et ne porte pas la responsabilité d’employeur, qui reste celle de l’entreprise de travail temporaire partenaire. ## Questions fréquentes **Le donneur d’ordre est-il responsable alors qu’il n’est pas l’employeur ?** Le donneur d’ordre n’est pas l’employeur des salariés détachés, mais il n’est pas déchargé. Le Code du travail met à sa charge une obligation de vigilance : vérifier la régularité de son cocontractant et l’accomplissement des formalités de détachement, et conserver les preuves de ces vérifications. À défaut, il s’expose à des sanctions. **Quelles pièces conserver pour l’obligation de vigilance ?** Selon la situation : attestation de vigilance URSSAF en cours de validité pour les contrats au-dessus du seuil légal, récépissé de la déclaration préalable de détachement, coordonnées du représentant en France si requis, et les pièces du prestataire collectées avant le début de mission. Ces éléments doivent être datés et archivés. **Qu’est-ce que le PNLTI 2023-2027 change pour les contrôles ?** Le Plan national de lutte contre le travail illégal 2023-2027 structure des contrôles ciblés et coordonnés par secteur, avec une coopération renforcée entre administrations et, pour les situations transnationales, l’appui de l’Autorité européenne du travail. L’enjeu pour le donneur d’ordre est la capacité à produire rapidement un dossier complet. **Un échange de courriels suffit-il comme preuve de vigilance ?** Non. La preuve attendue est une demande datée, une réception confirmée et un archivage organisé et retrouvable. Un simple échange de courriels non classé ne démontre pas la diligence et fragilise le donneur d’ordre lors d’un contrôle. **Yojob garantit-il la conformité de mon détachement ?** Non. Yojob est apporteur d’affaires. Yojob conseille sur les obligations de donneur d’ordre, oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier. La conformité, la déclaration et la responsabilité d’employeur restent portées par l’entreprise de travail temporaire partenaire. ## Certificat A1 et détachement UE : utilité, demande, durée URL: https://yojob.fr/blog/a1-securite-sociale-et-detachement-ue-guide # Certificat A1 et détachement UE : utilité, demande, durée Le certificat A1 atteste quelle législation de sécurité sociale s’applique à un salarié mobile en Europe. Il confirme que les cotisations restent dans l’État d’origine pendant un détachement temporaire, au lieu de créer une obligation simultanée dans l’État d’emploi. Le règlement (CE) 883/2004 pose le principe d’unicité de législation et autorise le maintien au régime d’origine si la mission est temporaire et ne dépasse pas 24 mois. ## Qu’est-ce que le certificat A1 ? Le certificat A1 est un document portable prévu par les règlements européens de coordination de la sécurité sociale. Il atteste, pour un salarié exerçant son activité dans plusieurs États ou détaché dans un autre État, la législation de sécurité sociale qui lui est applicable. Concrètement, il prouve que le salarié reste affilié et cotise dans son État d’origine pendant le détachement, et n’a pas à cotiser dans l’État d’accueil. ## Quel est le principe juridique de fond ? Le règlement (CE) 883/2004 portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale, et son règlement d’application (CE) 987/2009, posent un principe d’unicité : une personne ne relève que d’une seule législation de sécurité sociale à la fois. Le détachement est l’exception qui permet de maintenir le salarié au régime de l’État d’origine pendant une mission temporaire, à condition qu’elle ne dépasse pas 24 mois et que les conditions de fond soient remplies. ## Qui demande le A1 et quand ? L’employeur demande le certificat A1 à l’organisme compétent de l’État d’origine, avant le début de la mission. Le salarié n’en est pas demandeur : il en est bénéficiaire. La demande anticipée est essentielle : un détachement qui commence sans A1 expose à une remise en cause et à un risque de double cotisation. Le certificat doit couvrir toute la durée effective de la mission. ## Quels sont les principaux risques de double cotisation ? Cinq situations reviennent. Le document A1 est absent au moment du contrôle. Le certificat est expiré alors que la mission continue. La mission est prolongée sans actualisation du A1. La situation de mobilité est mal qualifiée (détachement, pluriactivité, autre). Le dossier de preuve est incomplet et la concordance des dates ne peut pas être démontrée. | Situation à risque | Conséquence possible | | --- | --- | | A1 absent au début de mission | Double cotisation, redressement | | A1 expiré, mission en cours | Période non couverte | | Prolongation non actualisée | Couverture interrompue | | Mobilité mal qualifiée | Législation applicable contestée | | Dossier incomplet | Difficulté à prouver le maintien | ## Quelles pièces conserver dans le dossier ? Le dossier doit permettre de démontrer le maintien au régime d’origine et la réalité du détachement. Il combine le certificat A1, le contrat de travail avec l’avenant de mobilité, les contrats commerciaux de prestation, les plannings réels de mission, les bulletins de paie, les preuves de l’activité de l’employeur dans l’État d’origine et les éléments de conformité au droit du travail de l’État d’accueil. - Certificat A1 en cours de validité, couvrant la durée effective - Contrat de travail et avenant de mobilité - Contrats commerciaux de prestation - Plannings prévisionnels et réalisés - Bulletins de paie et preuves d’activité de l’employeur dans l’État d’origine ## Comment articuler A1 et droit du travail de l’État d’accueil ? Le A1 traite la sécurité sociale, pas le droit du travail. Un détachement conforme suppose les deux volets : l’affiliation maintenue dans l’État d’origine (A1) et le respect des conditions de travail de l’État d’accueil (rémunération, durée du travail, formalités de détachement). Traiter le A1 isolément, comme une simple formalité RH, est une erreur fréquente : il s’inscrit dans un dispositif de conformité plus large. ## Quel rôle pour Yojob ? Yojob intervient en apporteur d’affaires. Yojob oriente l’entreprise utilisatrice vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier, dont la présence du certificat A1, avant la mise en relation. Yojob ne demande pas le A1, n’est pas l’employeur et ne garantit pas le maintien au régime d’origine : cette responsabilité reste celle de l’employeur établi dans l’État d’origine. ## Questions fréquentes **À quoi sert exactement le certificat A1 ?** Il atteste la législation de sécurité sociale applicable à un salarié mobile en Europe. Pendant un détachement, il prouve que le salarié reste affilié et cotise dans son État d’origine, et n’a pas à cotiser dans l’État d’accueil. Il sécurise le principe d’unicité de législation posé par le règlement (CE) 883/2004. **Qui doit demander le A1 ?** L’employeur, auprès de l’organisme compétent de l’État d’origine, avant le début de la mission. Le salarié est bénéficiaire du certificat, pas demandeur. La demande doit être anticipée pour que la couverture soit effective dès le premier jour de mission. **Combien de temps un A1 de détachement peut-il couvrir ?** Le règlement (CE) 883/2004 autorise le maintien au régime d’origine pour un détachement temporaire ne dépassant pas 24 mois, sous réserve des conditions de fond. Au-delà, ou en cas de prolongation, une démarche spécifique est nécessaire et le certificat doit être actualisé pour couvrir la durée effective. **Le A1 dispense-t-il du respect du droit du travail de l’État d’accueil ?** Non. Le A1 traite uniquement la sécurité sociale. Le respect du droit du travail de l’État d’accueil (rémunération, durée du travail, formalités de détachement) est un volet distinct et obligatoire. Les deux volets doivent être traités ensemble. **Quel est le rôle de Yojob ?** Yojob est apporteur d’affaires. Yojob oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier, dont la présence du A1. Yojob ne demande pas le certificat, n’est pas l’employeur et ne garantit pas le maintien au régime d’origine. ## Frais ou salaire en détachement : documenter la distinction URL: https://yojob.fr/blog/frais-vs-salaire-detachement-documenter # Frais ou salaire en détachement : documenter la distinction La directive (UE) 2018/957 impose de distinguer le remboursement de frais et la rémunération. Les frais de voyage, de repas et d’hébergement liés au détachement sont remboursés en plus de la rémunération et ne réduisent pas la comparaison avec la rémunération due dans l’État d’accueil. À défaut de distinction documentée, l’indemnité versée est présumée rembourser des frais et n’est pas comptée comme rémunération conforme. ## Pourquoi distinguer frais et salaire en détachement ? Parce que la comparaison de conformité porte sur la rémunération, pas sur les frais. La directive (UE) 2018/957 a remplacé la notion de salaire minimum par celle de rémunération de l’État d’accueil. Si une indemnité versée au salarié détaché ne distingue pas la part qui rembourse des frais et la part qui constitue de la rémunération, la part de frais peut être écartée du calcul de la rémunération conforme. La distinction n’est pas comptable, elle est juridique. ## Que dit la directive (UE) 2018/957 sur les frais ? La directive (UE) 2018/957, consultable sur EUR-Lex, prévoit que les allocations propres au détachement sont considérées comme faisant partie de la rémunération, sauf si elles sont versées à titre de remboursement des dépenses effectivement encourues pour le détachement, telles que les frais de voyage, de logement et de nourriture. En l’absence de précision sur ce qui relève du remboursement, l’intégralité de l’allocation est réputée versée à titre de remboursement de frais. ## Comment documenter la part de frais et la part de rémunération ? La pièce centrale est le bulletin de paie ou son équivalent, qui doit faire apparaître des lignes distinctes : rémunération d’une part, remboursement de frais d’autre part. Cette ventilation doit être cohérente avec le contrat de travail, l’avenant de mobilité et les justificatifs de dépenses. | Élément | Nature | Effet sur la comparaison de rémunération | | --- | --- | --- | | Salaire de base et primes obligatoires | Rémunération | Comptés | | Indemnité de détachement non ventilée | Présumée frais | Écartée | | Frais de voyage, repas, hébergement justifiés | Remboursement | Hors comparaison, en plus | ## Quelles pièces conserver pour sécuriser la distinction ? Le dossier doit permettre de démontrer la nature de chaque versement. Il combine le contrat de travail et l’avenant de mobilité, la politique interne de frais, les bulletins de paie avec lignes distinctes, les justificatifs de dépenses réelles et la note expliquant la méthode de ventilation. Une ventilation forfaitaire non documentée est plus fragile qu’une ventilation adossée à des justificatifs. - Contrat de travail et avenant de mobilité précisant rémunération et frais - Politique de frais de l’employeur (barèmes, périmètre) - Bulletins de paie avec lignes distinctes rémunération et frais - Justificatifs des dépenses effectivement encourues - Note interne décrivant la méthode de ventilation ## Quelles erreurs reviennent le plus souvent ? Trois erreurs reviennent. La première est l’indemnité unique globale, sans ventilation, qui se retrouve présumée frais et exclue de la rémunération conforme. La deuxième est l’incohérence entre le contrat, le bulletin et les justificatifs. La troisième est l’absence de justificatifs des dépenses réelles derrière un forfait, ce qui fragilise la qualification de remboursement en cas de contrôle. ## Quel rôle pour Yojob ? Yojob intervient en apporteur d’affaires. Yojob oriente l’entreprise utilisatrice vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier avant la mise en relation. Yojob ne fixe pas la rémunération, n’établit pas la paie, n’est pas l’employeur et ne garantit pas la conformité de la ventilation : cette responsabilité reste celle de l’entreprise de travail temporaire partenaire. ## Questions fréquentes **Une indemnité de détachement compte-t-elle dans la rémunération ?** Oui, par principe, sauf si elle est versée à titre de remboursement de dépenses effectivement encourues (voyage, logement, nourriture). C’est la règle posée par la directive (UE) 2018/957. Sans distinction documentée, l’allocation est réputée rembourser des frais et n’est pas comptée comme rémunération. **Comment prouver qu’une partie de l’indemnité rembourse des frais ?** Par une ventilation explicite sur le bulletin de paie, cohérente avec le contrat de travail, la politique de frais et les justificatifs de dépenses réelles. Plus la ventilation est adossée à des justificatifs, plus elle est solide en cas de contrôle. **Les frais de voyage réduisent-ils la rémunération à comparer ?** Non. Les frais de voyage, de repas et d’hébergement liés au détachement sont remboursés en plus de la rémunération. Ils ne viennent pas en déduction de la rémunération due au titre de l’État d’accueil et restent hors de la comparaison. **Un forfait de frais sans justificatif est-il accepté ?** Un forfait non adossé à des justificatifs de dépenses réelles est plus fragile. La qualification de remboursement de frais suppose des dépenses effectivement encourues. En cas de contrôle, l’absence de justificatifs peut conduire à requalifier le forfait. **Quel est le rôle de Yojob ?** Yojob est apporteur d’affaires. Yojob oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier. Yojob ne fixe pas la rémunération, n’établit pas la paie et ne garantit pas la conformité de la ventilation entre frais et salaire. ## Détachement de salariés en France : checklist de conformité URL: https://yojob.fr/blog/detachement-salaries-france-checklist-conformite # Détachement de salariés en France : checklist de conformité La conformité du détachement de salariés en France repose sur cinq blocs : la déclaration préalable de détachement (SIPSI), la désignation d’un représentant en France, le maintien à la sécurité sociale d’origine (certificat A1), le respect de la rémunération et de la durée du travail de l’État d’accueil, et la tenue d’un dossier de preuves accessible. La déclaration seule ne vaut pas conformité. ## Qu’est-ce que la conformité d’un détachement en France ? C’est le respect simultané des obligations sociales et de droit du travail attachées à une mission temporaire effectuée en France par un salarié employé dans un autre État. Le cadre vient de la directive 96/71/CE révisée par la directive (UE) 2018/957, de la directive 2014/67/UE relative à l’exécution, transposées au Code du travail, et des règlements de coordination de sécurité sociale. La conformité n’est pas un acte unique mais un ensemble de blocs à tenir avant et pendant la mission. ## Quels sont les blocs de la checklist ? La checklist se structure en cinq blocs. Chacun couvre un risque distinct, et un bloc manquant fragilise l’ensemble du dossier. | Bloc | Objet | Pièce clé | | --- | --- | --- | | Déclaration préalable | Déclarer le détachement avant le début | Récépissé SIPSI | | Représentant en France | Interlocuteur pour l’administration | Désignation écrite | | Sécurité sociale | Maintien au régime d’origine | Certificat A1 | | Conditions de travail | Rémunération et durée du travail | Bulletins, plannings | | Dossier de preuves | Produire rapidement les pièces | Espace documentaire | ## Que vérifier avant le début de la mission ? Avant le premier jour de mission, la déclaration préalable de détachement doit être déposée sur le téléservice SIPSI et son récépissé conservé. Un représentant de l’entreprise détachante en France doit être désigné pour la durée de la prestation. Le certificat A1 doit être demandé et obtenu pour couvrir la durée effective. La cohérence entre nom du salarié, site, dates et objet de la mission doit être vérifiée entre contrat, déclaration et planning. - Récépissé de la déclaration préalable de détachement (SIPSI) - Désignation écrite du représentant en France - Certificat A1 en cours de validité couvrant la durée effective - Contrat de travail et avenant de mobilité - Concordance nom, site, dates et objet entre contrat, déclaration et planning ## Que vérifier pendant la mission ? Pendant la mission, la rémunération versée doit correspondre à la rémunération due dans l’État d’accueil au sens de la directive (UE) 2018/957, et la durée du travail doit respecter les règles applicables en France. Les frais doivent être distingués de la rémunération sur le bulletin. Tout changement de durée, de site ou de périmètre doit être tracé et, le cas échéant, donner lieu à actualisation de la déclaration et du A1. ## Que conserver pour un contrôle ? Le dossier doit pouvoir être produit rapidement et de façon cohérente. Il combine la déclaration et son récépissé, la désignation du représentant, le A1, le contrat et l’avenant, les bulletins de paie, les plannings réels, les justificatifs de frais et les preuves de présence sur site. Des documents qui existent mais ne sont pas retrouvables équivalent, en contrôle, à des documents absents. ## Quelles erreurs fragilisent le dossier ? Quatre erreurs reviennent. Croire que la déclaration SIPSI vaut conformité, alors qu’elle est un préalable et non une preuve globale. Désigner un représentant injoignable ou aux coordonnées obsolètes. Laisser le A1 expirer pendant une mission prolongée. Ne pas tracer les changements de site ou de durée, ce qui crée des incohérences entre déclaration, planning et présence réelle. ## Quel rôle pour Yojob ? Yojob agit en apporteur d’affaires. Yojob conseille l’entreprise utilisatrice sur ses obligations de donneur d’ordre, l’oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier avant la mise en relation. Yojob ne dépose pas la déclaration, n’est pas l’employeur et ne garantit pas la conformité : la responsabilité d’employeur et les déclarations restent portées par l’entreprise de travail temporaire partenaire. ## Questions fréquentes **La déclaration SIPSI suffit-elle pour être conforme ?** Non. La déclaration préalable de détachement déposée sur SIPSI est une formalité obligatoire, pas une preuve de conformité globale. Le contrôle vérifie aussi le représentant en France, le A1, la rémunération, la durée du travail et la cohérence du dossier. Tous les blocs comptent. **Faut-il toujours un représentant en France ?** La désignation d’un représentant en France de l’entreprise détachante, pour la durée de la prestation, est exigée par le Code du travail dans le cadre du détachement de salariés en France. Ce représentant est l’interlocuteur de l’administration et conserve ou met à disposition les documents requis. **Quel est le lien entre A1 et conformité du détachement ?** Le certificat A1 couvre le volet sécurité sociale : il atteste le maintien au régime d’origine. Il ne traite pas le droit du travail. Un détachement conforme suppose le A1 et le respect des conditions de travail de l’État d’accueil. Les deux volets sont distincts et obligatoires. **Que se passe-t-il si un document existe mais n’est pas retrouvable ?** En contrôle, un document non retrouvable a le même effet qu’un document absent. La conformité suppose un dossier organisé, daté et accessible rapidement. L’organisation de la preuve est aussi importante que son existence. **Yojob garantit-il la conformité du détachement ?** Non. Yojob est apporteur d’affaires. Yojob conseille, oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier. La conformité, les déclarations et la responsabilité d’employeur restent portées par l’entreprise de travail temporaire partenaire. ## Contrôle détachement et inspection ELA : preuves à conserver URL: https://yojob.fr/blog/controle-detachement-inspection-ela-preuves # Contrôle détachement et inspection ELA : preuves à conserver Les inspections concertées ou conjointes appuyées par l’Autorité européenne du travail portent sur au moins deux États membres. Les inspecteurs vérifient la cohérence entre la mission déclarée, le lieu et les dates, la traçabilité des heures et de la rémunération, la lisibilité de la chaîne contractuelle et la capacité à produire rapidement les preuves. La directive 2014/67/UE encadre les pièces exigibles. La déclaration seule ne suffit pas. ## Qu’est-ce qu’une inspection multi-pays appuyée par l’ELA ? C’est une inspection concertée ou conjointe (Concerted and Joint Inspection) menée par les autorités d’au moins deux États membres, avec l’appui opérationnel de l’Autorité européenne du travail. L’ELA fournit des cadres standardisés : trames d’inspection, méthodes de coordination, comptes rendus post-inspection. L’objectif est de systématiser la vérification transfrontalière de la conformité quand les preuves sont réparties entre plusieurs pays. ## Pourquoi ces inspections se multiplient-elles ? La mobilité des prestations et les chaînes de sous-traitance créent des risques de conformité sur les déclarations, la rémunération, le temps de travail et la documentation. Quand les preuves sont dispersées entre plusieurs États, la coopération et l’échange d’informations entre administrations deviennent nécessaires. L’Autorité européenne du travail a précisément pour mission de faciliter cette coopération opérationnelle entre États membres. ## Que peuvent exiger les autorités au titre du droit de l’Union ? La directive 2014/67/UE relative à l’exécution encadre les mesures de contrôle que les États peuvent imposer : déclaration préalable contenant l’identité du salarié, la mission, le lieu, la durée et un contact, mise à disposition de documents (contrat, bulletins, relevés d’heures, preuves de paiement), possibilité de demander des documents après la fin de la mission, traduction le cas échéant, et désignation d’un interlocuteur de liaison. | Mesure encadrée | Contenu attendu | | --- | --- | | Déclaration préalable | Salarié, mission, lieu, durée, contact | | Documents disponibles | Contrat, bulletins, relevés d’heures, paiements | | Demande post-mission | Documents exigibles après la fin de mission | | Traduction | Versions traduites si l’État l’exige | | Interlocuteur de liaison | Contact désigné en France | ## Que vérifient concrètement les inspecteurs ? Quatre axes dominent. La cohérence mission, lieu et dates : lieu déclaré contre lieu réel, concordance entre contrat, planning, badges d’accès et factures. La traçabilité des heures et de la rémunération, particulièrement scrutée dans les actions ciblées sur la rémunération. La lisibilité de la chaîne contractuelle : qui donne les instructions au quotidien, qui déclare, où sont stockées les preuves, qui répond à l’autorité. Enfin, la capacité à produire rapidement les preuves pendant et après l’inspection. ## Quelles preuves conserver dans l’espace documentaire ? L’espace documentaire (data room) se structure par mission. Il combine les documents de mission, les documents salariés issus du socle européen, les documents de détachement propres au pays et les pièces de support multi-pays. La nomenclature de nommage doit être stable et la responsabilité de chaque pièce attribuée. - Documents de mission : contrats commerciaux, bons de commande, objet, dates, lieux - Documents salariés : contrat de travail, bulletins ou équivalents, relevés d’heures, preuves de paiement - Documents de détachement par pays : récépissé de déclaration préalable, désignation du représentant, pièces spécifiques exigées - Support multi-pays : organigramme de la chaîne contractuelle, preuves de présence, procédures internes de réponse ## Quelles erreurs reviennent le plus souvent ? Cinq erreurs reviennent. Croire que déclarer vaut être conforme. Disposer de preuves existantes mais inaccessibles, dispersées entre sous-traitants, siège et client. Ne pas avoir de gouvernance claire sur qui répond. Une chaîne de sous-traitance illisible entre plusieurs sociétés et pays. Des traductions et formats non anticipés, alors que certains États les exigent. ## Quel rôle pour Yojob ? Yojob intervient en apporteur d’affaires. Yojob oriente l’entreprise utilisatrice vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier avant la mise en relation. Yojob ne se substitue pas à l’employeur, ne répond pas à l’inspection à sa place et ne garantit pas la conformité : la responsabilité d’employeur reste portée par l’entreprise de travail temporaire partenaire. ## Questions fréquentes **Qu’est-ce qu’une inspection concertée ou conjointe appuyée par l’ELA ?** C’est une inspection menée par les autorités d’au moins deux États membres, avec l’appui opérationnel de l’Autorité européenne du travail. L’ELA fournit des cadres standardisés et facilite la coopération. L’objet est de vérifier la conformité du détachement quand les preuves sont réparties entre plusieurs pays. **Quels documents doivent être disponibles sur site ?** La directive 2014/67/UE encadre les pièces exigibles : contrat de travail, bulletins de paie ou équivalents, relevés d’heures, preuves de paiement, et la déclaration préalable. Certains États exigent des traductions et la désignation d’un interlocuteur de liaison. **Une conservation uniquement numérique des preuves est-elle admise ?** Les exigences varient selon les États. Le point déterminant n’est pas le support mais la capacité à produire rapidement des pièces lisibles, datées et cohérentes pendant et après l’inspection. Un dossier numérique organisé et accessible répond à cette exigence si l’État ne demande pas un format spécifique. **Les autorités peuvent-elles demander des documents après la mission ?** Oui. La directive 2014/67/UE prévoit la possibilité, pour les autorités, de demander des documents après la fin de la mission, dans un délai raisonnable. Il faut donc conserver le dossier au-delà de la fin de la prestation. **Quel est le rôle de Yojob ?** Yojob est apporteur d’affaires. Yojob oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier. Yojob ne répond pas à l’inspection à la place de l’employeur et ne garantit pas la conformité. ## e-Déclaration UE détachement : ce qui se prépare en pratique URL: https://yojob.fr/blog/e-declaration-ue-detachement-preparation # e-Déclaration UE détachement : ce qui se prépare en pratique L’Union européenne prépare un portail public de déclaration de détachement avec un formulaire standard, connecté au système IMI pour la coopération entre autorités. La participation des États membres serait volontaire. Le projet vise à réduire la charge administrative des entreprises sans supprimer les obligations de conformité de l’État d’accueil ni les démarches de sécurité sociale. Le statut du projet impose une formulation prudente. ## Qu’est-ce que l’e-déclaration UE de détachement ? C’est un projet de portail public européen permettant de déposer la déclaration préalable de détachement via un formulaire standardisé, connecté au système IMI (Internal Market Information System) qui sert déjà à la coopération administrative entre États membres. L’objectif annoncé est de réduire la charge administrative des entreprises opérant dans plusieurs pays et d’améliorer la traçabilité et la coopération entre autorités. Le dispositif est en préparation, pas généralisé. ## Pourquoi l’Union européenne crée-t-elle ce portail ? Parce que les entreprises actives dans plusieurs États font face à des exigences hétérogènes : formulaires différents, documentation variable, barrières linguistiques et obligations sectorielles spécifiques. L’objectif politique affiché est de réduire la charge administrative tout en améliorant la traçabilité et la coopération entre autorités via le système IMI. Le portail vise la simplification de la saisie et de la transmission, pas l’allègement des obligations de fond. ## Que sait-on déjà du futur portail ? Les éléments connus, à confirmer au fil de l’avancement du dossier, sont les suivants. Un portail public avec un formulaire standard de déclaration. Une intégration au système IMI pour la coopération entre autorités. Une participation volontaire des États membres, les États non participants renvoyant vers leurs systèmes nationaux. Des travaux au Conseil ont précisé le formulaire standard, le dépôt de documents, la validation des données et la protection des données. ## Qu’est-ce qui ne change pas encore ? Le portail ne supprime pas les obligations de fond. Les exigences de conformité de l’État d’accueil restent dues : règles de rémunération, durée du travail, hébergement. Les contrôles sur site et les demandes de documents demeurent. Les démarches de sécurité sociale, dont le certificat A1, restent un processus distinct. L’e-déclaration simplifie la saisie et la transmission, elle ne fusionne pas tous les régimes. | Volet | Effet du portail | | --- | --- | | Déclaration préalable de détachement | Saisie et transmission simplifiées | | Conformité de l’État d’accueil | Inchangée, toujours due | | Contrôles sur site | Inchangés | | Certificat A1 (sécurité sociale) | Processus distinct, non remplacé | ## Comment s’y préparer dès maintenant ? La préparation est organisationnelle. Cartographier les scénarios par type de mission, durée, pays et secteur. Standardiser les données de déclaration : entreprise détachante, donneur d’ordre, mission, salarié, représentant si requis. Préparer le dossier de preuves : contrats, couverture sociale, paie, relevés d’heures. Définir une gouvernance claire sur qui saisit et qui répond. Construire une logique de coordination multi-pays par checklist. - Cartographier les scénarios de mobilité (mission, durée, pays, secteur) - Standardiser un jeu de données de déclaration réutilisable - Préparer un dossier de preuves modèle - Définir une gouvernance des responsabilités (saisie, vérification, réponse) - Construire des checklists par pays ## Quel rôle pour Yojob ? Yojob intervient en apporteur d’affaires. Yojob oriente l’entreprise utilisatrice vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier avant la mise en relation. Yojob ne dépose pas la déclaration sur le futur portail, n’est pas l’employeur et ne garantit pas la conformité : la déclaration et la responsabilité d’employeur restent portées par l’entreprise de travail temporaire partenaire. ## Questions fréquentes **L’e-déclaration UE remplacera-t-elle toutes les déclarations nationales ?** Le projet vise un formulaire standard connecté au système IMI, mais la participation des États membres serait volontaire. Les États non participants continueraient de renvoyer vers leurs systèmes nationaux. Tant que le déploiement n’est pas généralisé, les déclarations nationales existantes restent la référence. **Le portail dispense-t-il du certificat A1 ?** Non. Le certificat A1 relève de la coordination de sécurité sociale, un processus distinct de la déclaration de détachement. Le futur portail ne remplace pas le A1. Les deux démarches restent séparées. **Le portail réduit-il les obligations de conformité ?** Non. L’e-déclaration vise à simplifier la saisie et la transmission de la déclaration. Les obligations de fond de l’État d’accueil, comme la rémunération et la durée du travail, restent dues, et les contrôles sur site demeurent. **Comment se préparer sans connaître la date de mise en service ?** La préparation utile est organisationnelle et indépendante du calendrier : standardiser les données de déclaration, structurer le dossier de preuves, définir la gouvernance des responsabilités et construire des checklists par pays. Cette base sert quel que soit l’outil de dépôt. **Quel est le rôle de Yojob ?** Yojob est apporteur d’affaires. Yojob oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier. Yojob ne dépose pas la déclaration et ne garantit pas la conformité. ## Rémunération en détachement : primes, indemnités, frais URL: https://yojob.fr/blog/remuneration-detaches-controles-primes-indemnites-frais # Rémunération en détachement : primes, indemnités, frais En contrôle, la rémunération du salarié détaché se compare à la rémunération rendue obligatoire par la loi et les conventions collectives de l’État d’accueil, primes et majorations obligatoires comprises, au sens de la directive (UE) 2018/957. Les frais de voyage, de repas et d’hébergement sont remboursés en plus et restent hors comparaison. La méthode de comparaison et la nature de chaque versement doivent être documentées. ## Que recouvre la rémunération conforme d’un détaché ? La rémunération conforme est l’ensemble des éléments rendus obligatoires par les dispositions légales et les conventions collectives de l’État d’accueil. Depuis la directive (UE) 2018/957, qui a remplacé la notion de salaire minimum par celle de rémunération, ce périmètre inclut le salaire de base mais aussi les primes et majorations obligatoires localement. La comparaison de conformité porte sur ce périmètre élargi, pas sur le seul salaire de base. ## Comment se compare la rémunération en contrôle ? Le contrôle compare ce que le salarié a effectivement perçu, au titre de la rémunération, avec ce qui était dû dans l’État d’accueil pour la période et le poste concernés. La méthode suppose d’isoler, dans les versements, ce qui est rémunération et ce qui rembourse des frais. Une indemnité non ventilée est présumée rembourser des frais et n’est pas comptée comme rémunération. | Élément perçu | Qualification | Compté dans la comparaison | | --- | --- | --- | | Salaire de base | Rémunération | Oui | | Primes et majorations obligatoires | Rémunération | Oui | | Indemnité de détachement non ventilée | Présumée frais | Non | | Frais de voyage, repas, hébergement justifiés | Remboursement | Non, versés en plus | ## Les primes comptent-elles dans la rémunération conforme ? Les primes et majorations rendues obligatoires par la loi ou les conventions collectives de l’État d’accueil entrent dans la rémunération à comparer. À l’inverse, une prime propre à l’employeur, non obligatoire dans l’État d’accueil, n’augmente pas l’obligation mais peut, selon les cas, être prise en compte dans ce que le salarié a perçu. La distinction entre primes obligatoires localement et primes propres à l’employeur structure l’analyse. ## Comment traiter les indemnités liées au détachement ? Une allocation propre au détachement est considérée comme rémunération, sauf si elle est versée à titre de remboursement de dépenses effectivement encourues (voyage, logement, nourriture). C’est la règle de la directive (UE) 2018/957. Sans distinction explicite entre la part de frais et la part de rémunération, l’intégralité de l’allocation est réputée rembourser des frais et sort de la comparaison de rémunération. ## Quelles pièces conserver pour un contrôle de rémunération ? Le dossier doit permettre de reconstituer la comparaison. Il combine la source officielle des règles de rémunération de l’État d’accueil, le contrat de travail et l’avenant de mobilité, les bulletins de paie avec lignes distinctes, les justificatifs de frais réels, les relevés d’heures et la note décrivant la méthode de comparaison retenue. - Référence officielle de la rémunération due dans l’État d’accueil - Contrat de travail et avenant de mobilité - Bulletins de paie avec lignes distinctes rémunération et frais - Justificatifs des dépenses effectivement encourues - Relevés d’heures et note de méthode de comparaison ## Quelles erreurs fragilisent un dossier de rémunération ? Trois erreurs reviennent. Comparer le seul salaire de base alors que des primes et majorations obligatoires localement sont dues. Verser une indemnité globale non ventilée, qui se retrouve présumée frais et exclue de la rémunération. Ne pas conserver la référence officielle des règles applicables dans l’État d’accueil, ce qui rend la comparaison invérifiable en contrôle. ## Quel rôle pour Yojob ? Yojob intervient en apporteur d’affaires. Yojob oriente l’entreprise utilisatrice vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier avant la mise en relation. Yojob ne fixe pas la rémunération, n’établit pas la paie, n’est pas l’employeur et ne garantit pas la conformité de la comparaison : cette responsabilité reste portée par l’entreprise de travail temporaire partenaire. ## Questions fréquentes **Sur quoi porte la comparaison de rémunération en contrôle ?** Sur la rémunération rendue obligatoire par la loi et les conventions collectives de l’État d’accueil, primes et majorations obligatoires comprises, au sens de la directive (UE) 2018/957. La comparaison ne se limite pas au salaire de base. **Les primes propres à l’employeur augmentent-elles l’obligation ?** Non. Seules les primes et majorations rendues obligatoires par la loi ou les conventions collectives de l’État d’accueil constituent l’obligation. Une prime propre à l’employeur, non obligatoire localement, n’augmente pas le montant dû, même si elle peut entrer dans ce que le salarié a perçu. **Une indemnité de détachement est-elle de la rémunération ?** Elle est considérée comme rémunération, sauf si elle est versée à titre de remboursement de dépenses effectivement encourues (voyage, logement, nourriture). Sans ventilation explicite, elle est présumée rembourser des frais et sort de la comparaison de rémunération. **Que conserver pour démontrer la conformité de la rémunération ?** La référence officielle des règles de l’État d’accueil, le contrat et l’avenant de mobilité, les bulletins avec lignes distinctes, les justificatifs de frais réels, les relevés d’heures et une note décrivant la méthode de comparaison. Sans la référence officielle, la comparaison est invérifiable. **Quel est le rôle de Yojob ?** Yojob est apporteur d’affaires. Yojob oriente vers une entreprise de travail temporaire du réseau et vérifie la complétude du dossier. Yojob ne fixe pas la rémunération, n’établit pas la paie et ne garantit pas la conformité de la comparaison. ## Travailleur détaché en France : règles, A1, SIPSI, paie URL: https://yojob.fr/blog/travailleur-detache-france-regles-a1-sipsi-remuneration # Travailleur détaché en France : règles, A1, SIPSI, paie Un travailleur détaché est un salarié employé dans un État de l'Union et envoyé temporairement travailler en France, tout en gardant son employeur d'origine. Sa sécurité sociale reste celle de son pays d'origine, mais il bénéficie du noyau dur des conditions de travail françaises (voir notre [glossaire du détachement](/glossaire)). Cet article décrit le cadre légal, les documents clés et les obligations du donneur d'ordre. ## Qu'est-ce qu'un travailleur détaché en France ? Le travailleur détaché reste lié par contrat à son employeur établi dans un autre État membre. Cet employeur l'envoie exécuter une prestation en France pour une durée limitée, puis le salarié retourne dans son pays d'origine. Le détachement suppose une activité réelle de l'employeur dans l'État d'origine et un caractère temporaire de la mission. Il se distingue du recrutement local et de l'embauche directe par une entreprise française. ## Quelle différence entre détachement et expatriation ? Le détachement maintient le salarié dans le régime de sécurité sociale de son pays d'origine, via le certificat A1. L'expatriation, à l'inverse, rattache le salarié au régime du pays d'accueil. Le détachement est temporaire et encadré par les règlements européens de coordination ; l'expatriation traduit une installation durable. Confondre les deux conduit à des erreurs d'affiliation et à un risque de double cotisation. ## Quel cadre légal s'applique ? Deux textes structurent le détachement intra-Union. La directive 96/71/CE pose le socle de règles du pays d'accueil applicables au salarié détaché. La directive 2018/957 la révise et renforce le principe d'égalité de rémunération sur un même lieu de travail. En droit français, le détachement est transposé aux articles L1262-1 et suivants du code du travail. Sur le plan social, le règlement (CE) 883/2004 et son règlement d'application (CE) 987/2009 organisent la coordination de sécurité sociale. ## Quel est le noyau dur des droits garantis en France ? Le noyau dur regroupe les conditions de travail que l'employeur étranger doit respecter dès le premier jour de mission en France. Il couvre la rémunération conventionnelle, la durée du travail et les repos, les congés payés, la santé et la sécurité, l'égalité de traitement et les conditions de mise à disposition lorsque le détachement passe par une entreprise de travail temporaire. | Volet du noyau dur | Ce que cela impose | | --- | --- | | Rémunération | Minima conventionnels français, primes et majorations comprises | | Durée du travail | Durées maximales, repos quotidien et hebdomadaire | | Congés | Congés payés selon la règle française | | Santé et sécurité | Règles de prévention applicables sur le lieu de travail | | Égalité de traitement | Mêmes conditions que les salariés locaux comparables | ## Quelle rémunération pour un salarié détaché ? Depuis la directive 2018/957, le salarié détaché a droit à la rémunération prévue par la convention collective applicable en France, et non au seul salaire minimum. Cela inclut le taux horaire conventionnel, les primes obligatoires et les majorations pour heures supplémentaires. Les sommes versées au titre du remboursement de frais réels (transport, hébergement, repas) ne doivent pas être confondues avec le salaire : elles s'ajoutent à la rémunération et doivent être documentées séparément. ## Quels documents accompagnent le détachement ? Trois pièces reviennent systématiquement. Le [certificat A1](/blog/a1-securite-sociale-et-detachement-ue-guide) atteste le maintien au régime de sécurité sociale d'origine ; il est demandé par l'employeur avant la mission. La [déclaration préalable de détachement](/blog/e-declaration-ue-detachement-preparation) est déposée via le téléservice SIPSI, conformément à l'article L1262-2-1 du code du travail. Enfin, l'employeur étranger désigne un représentant en France chargé de la liaison avec l'inspection du travail et de la conservation des documents exigibles. - Certificat A1 en cours de validité, couvrant la durée effective de la mission - Déclaration préalable de détachement déposée sur SIPSI avant le début - Désignation d'un représentant en France - Contrat de travail et avenant de mobilité - Bulletins de paie et justificatifs de frais ## Quelles obligations pour le donneur d'ordre ? L'entreprise française qui recourt à une prestation impliquant des salariés détachés conserve une obligation de vigilance, prévue à l'article L8222-1 du code du travail. Elle doit vérifier que son cocontractant est à jour de ses obligations, notamment via l'attestation de vigilance URSSAF, et s'assurer que la déclaration de détachement a bien été effectuée. Un manquement expose à la solidarité financière en cas de travail dissimulé. ## Quelle durée maximale et que se passe-t-il au-delà de 12 mois ? La directive 2018/957 prévoit qu'au-delà de 12 mois, prolongeables à 18 mois sur notification motivée, le salarié détaché bénéficie d'un socle élargi de conditions de travail du pays d'accueil. Sur le plan de la sécurité sociale, le détachement reste possible jusqu'à 24 mois au titre du règlement (CE) 883/2004, sous réserve des conditions de fond. Ces deux durées répondent à des logiques distinctes et ne doivent pas être confondues. ## Quel rôle pour Yojob ? Yojob intervient en apporteur d'affaires. Yojob qualifie le besoin du donneur d'ordre français et l'oriente vers une entreprise de travail temporaire européenne du réseau (voir l'[intérim européen](/services/interim-europeen)), puis vérifie la complétude du dossier avant la mise en relation. Yojob n'est pas l'employeur : le contrat de mission, la déclaration A1, la déclaration SIPSI et la paie relèvent de l'ETT partenaire établie dans l'État d'origine. ## Questions fréquentes **Un travailleur détaché paie-t-il ses cotisations en France ?** Non. Pendant un détachement régulier, le salarié reste affilié et cotise dans son État d'origine, ce qu'atteste le certificat A1. Il n'a pas à cotiser en France pour la même activité, en application du principe d'unicité de législation du règlement (CE) 883/2004. **Le salarié détaché doit-il être payé au tarif français ?** Oui. Depuis la directive 2018/957, il a droit à la rémunération conventionnelle française applicable, primes et majorations comprises, et non au seul salaire minimum. **Faut-il une autorisation de travail pour un détaché européen ?** Pour un ressortissant de l'Union employé par une entreprise européenne, aucune autorisation de travail française n'est requise. La situation diffère pour un ressortissant de pays tiers, qui doit disposer d'un droit de séjour et de travail valable dans l'État d'établissement de l'employeur. ## Carte BTP obligatoire : qui, quand, comment pour un détaché URL: https://yojob.fr/blog/carte-btp-obligatoire-salarie-detache-chantier # Carte BTP obligatoire : qui, quand, comment pour un détaché La carte BTP, ou carte d'identification professionnelle du bâtiment et des travaux publics, est obligatoire sur les chantiers en France. Elle concerne aussi les salariés détachés par une entreprise européenne. Cet article précise qui doit l'avoir, qui la demande, dans quels délais et avec quelles sanctions en cas d'absence. ## La carte BTP est-elle obligatoire ? Oui. La carte BTP est obligatoire pour tout salarié qui effectue, anime ou organise des travaux de bâtiment ou de travaux publics. L'obligation figure aux articles L8291-1 et suivants du code du travail, précisés par la partie réglementaire (articles R8291 et suivants). Elle vise à identifier les intervenants sur chantier et à lutter contre le travail illégal. ## Qui doit avoir une carte BTP sur un chantier ? L'obligation couvre les ouvriers et les salariés qui réalisent directement les travaux, quelle que soit la taille de l'entreprise. Elle s'applique aux salariés des entreprises de travaux, aux intérimaires mis à disposition et aux [salariés détachés](/blog/travailleur-detache-france-regles-a1-sipsi-remuneration) par une entreprise étrangère. Les personnels purement administratifs sans présence opérationnelle sur chantier ne sont pas visés de la même manière. ## Un salarié détaché européen a-t-il besoin de la carte BTP ? Oui. Le salarié détaché qui intervient sur un chantier français relève de la même obligation que les salariés locaux. La carte fait partie du noyau dur des règles d'accueil applicables sur le territoire. C'est l'employeur établi à l'étranger, ou l'entreprise de travail temporaire qui détache le salarié, qui effectue la démarche. ## Qui demande la carte et auprès de qui ? La demande est faite par l'employeur, pas par le salarié. Elle est déposée auprès de l'union des caisses CIBTP, qui gère le dispositif au niveau national. Pour un détaché, c'est l'entreprise de travail temporaire employeur qui dépose la demande et règle la redevance, en amont de l'arrivée sur site. ## Quels délais et quel coût ? La carte doit être obtenue avant le début de l'intervention sur chantier. L'employeur anticipe donc la demande dès la planification de la mission. Une redevance forfaitaire est due par carte demandée, à la charge de l'employeur. Pour un salarié détaché, ces éléments sont intégrés au dossier que l'ETT prépare avant la mobilisation. ## Quelles sanctions en cas d'absence de carte ? L'absence de carte BTP pour un salarié qui aurait dû en disposer expose l'employeur à une amende administrative, prononcée par l'autorité compétente. Le donneur d'ordre, sans être l'employeur, a tout intérêt à vérifier la présence de la carte parmi les pièces du dossier de détachement, au titre de sa vigilance générale sur le chantier. | Point de contrôle | Qui agit | Quand | | --- | --- | --- | | Demande de carte BTP | Employeur ou ETT | Avant l'arrivée sur chantier | | Redevance | Employeur ou ETT | À la demande | | Vérification sur site | Donneur d'ordre | À l'accueil du salarié | ## Comment l'ETT employeur gère la carte pour un détaché ? Dans un détachement via une entreprise de travail temporaire, c'est l'ETT qui emploie le salarié et porte les obligations. Pour un besoin de profils BTP, voir le [détachement BTP](/services/detachement-btp) et les fiches métiers comme le [maçon détaché](/metiers/macon). L'ETT demande la carte BTP, conserve le justificatif et le joint au dossier de conformité, aux côtés du certificat A1 et de la déclaration SIPSI. Une ETT rigoureuse fournit ce dossier complet avant la mise à disposition. ## Questions fréquentes **La carte BTP remplace-t-elle le certificat A1 ou la déclaration SIPSI ?** Non. Ce sont trois pièces distinctes. La carte BTP identifie le salarié sur chantier, le certificat A1 traite la sécurité sociale et la déclaration SIPSI formalise le détachement auprès de l'administration du travail. Un dossier conforme combine les trois. **Le donneur d'ordre peut-il être inquiété si un détaché n'a pas sa carte ?** L'obligation pèse sur l'employeur. Le donneur d'ordre conserve néanmoins une obligation de vigilance et a intérêt à contrôler la présence de la carte avant d'accueillir le salarié, pour réduire son exposition en cas de contrôle. **Comment Yojob intervient sur ce point ?** Yojob est apporteur d'affaires. Yojob oriente l'entreprise vers une ETT du réseau et vérifie la complétude du dossier, dont la carte BTP, avant la mise en relation. La demande de carte reste portée par l'ETT employeur. ## Intérim BTP Bordeaux : détachement européen via ETT URL: https://yojob.fr/villes/bordeaux ## Intérim BTP Lyon : détachement européen via ETT URL: https://yojob.fr/villes/lyon ## Intérim BTP Marseille : détachement européen via ETT URL: https://yojob.fr/villes/marseille ## Intérim BTP Nantes : détachement européen via ETT URL: https://yojob.fr/villes/nantes ## Intérim BTP Paris : détachement européen via ETT URL: https://yojob.fr/villes/paris ## Intérim BTP Toulouse : détachement européen via ETT URL: https://yojob.fr/villes/toulouse ## Carreleur détaché via ETT : sols et faïence URL: https://yojob.fr/metiers/carreleur ## Charpentier détaché via ETT : bois et lamellé-collé URL: https://yojob.fr/metiers/charpentier ## Chaudronnier et tuyauteur détaché via ETT, EN 1090 URL: https://yojob.fr/metiers/chaudronnier-tuyauteur ## Coffreur bancheur détaché via ETT, gros œuvre béton URL: https://yojob.fr/metiers/coffreur ## Intérim électricien bâtiment détaché : NF C 18-510 URL: https://yojob.fr/metiers/electricien-batiment ## Ferrailleur détaché européen via ETT pour le BTP URL: https://yojob.fr/metiers/ferrailleur ## Maçon portugais et détaché européen : profils, ETT, délais URL: https://yojob.fr/metiers/macon ## Intérim agroalimentaire détaché européen : hors viandes URL: https://yojob.fr/metiers/ouvrier-agroalimentaire-hors-viandes ## Intérim peintre en bâtiment : détaché européen URL: https://yojob.fr/metiers/peintre-batiment ## Plaquiste détaché via ETT : cloisons et plafonds URL: https://yojob.fr/metiers/plaquiste ## Intérim plombier-chauffagiste : profil détaché européen URL: https://yojob.fr/metiers/plombier-chauffagiste ## Intérim soudeur EN 9606 : détaché européen via ETT URL: https://yojob.fr/metiers/soudeur ## Soudeur TIG inox détaché via ETT, ISO 9606 URL: https://yojob.fr/metiers/soudeur-tig-inox